>>> avril. Parfois on sort un peu, généralement par nécessité, on en profite pour traîner un peu et regarder dehors

>>> avril. On peut s'intéresser à tout, aux objets abandonnés, aux ombres parfois inquiétantes, à la végétation qui déborde, avale, explose

>>> J'aime bien cette rue Molière. Longue de 1 kilomètre, elle démarre de la rue piétonne et se termine aux confins de la ville, à la limite de Fontenay. Du 1 au 12 c'est une impasse ; puis elle change de sens de circulation pas moins de 4 fois jusqu'àu 146, ce qui la préserve d'une circulation automobile excessive. Elle offre aussi une catalogue assez large de styles architecturaux. Elle la joue collective au démarrage, ses hauteurs déclinant doucement pour emmener les passants vers un assemblage de pavillons des plus hétéroclite. Nulle harmonie, pur éclectisme, grande hétérogénéité, mais ce qui en fait son charme assez particulier.

>>> La grande esplanade Aimé Césaire est plutôt déserte. quelques enfants jouent sous le regard de leurs parents, il y a cette homme qui pousse son caddie et que je croise à plusieurs coins de rues, c'est calme

>>> Rue Gaston Lauriau, haut de la rue Molière

>>> avril. Ce que je vois de mes fenêtres. Mon bureau donne sur la rue, et derrière, côté jardin, c'est la rue Gaston Lauriau et Paris au loin. Quand je rentre chez quelqu'un pour la première fois, souvent, je demande la permission d'aller voir aux fenêtres

>>> La nuit, il n'y a généralement personne dehors et c'est magique. Qu'il soit 22 heures ou 4 heures du matin

>>> 06h23 - quand je me suis couchée hier soir (très tard), des gens beuglaient dans le parc, quand je me suis relevée ce matin (très tôt), des gens beuglaient dans le parc... décompensation, cri primal, je ne sais pas, mais c'est fatal